Lamontélarié protège son environnement

Rurale et paisible, la commune de Lamontélarié conduit une démarche de réflexion et de préservation à l’égard de son environnement naturel, véritable trésor local et écrin protecteur. Population et élus montéliots ont effectivement conscience de devoir leur qualité de vie à une position géographique et physique particulièrement privilégiée. Qui ne rêverait pas, en un XXI° Siècle confronté aux dangers d’un dérèglement climatique générant pollutions de toutes sortes et extinction d’espèces végétales et animales, de vivre en moyenne montagne, loin des turpitudes citadines et de baigner dans une paix champêtre entretenue par une belle variété paysagère préservée en respirant un air de qualité ?

Soutenu et appuyé par la population du village et de ses hameaux, le Conseil municipal de Lamontélarié travaille donc, notamment avec l’efficace participation du CPIE du Haut Languedoc, à la protection, à l’entretien et à la mise en valeur de cet environnement.

> La belle place chez FREDON OCCITANIE

Installez des plantes messicoles !

La commune de Lamontélarié propose d’implanter des plantes messicoles aux abords du rucher communal afin de promouvoir leur utilisation auprès des habitants et agriculteurs du territoire, « ceci afin d’en espérer le retour dans nos campagnes ». Le Parc naturel régional du Haut Languedoc soutient la commune dans cette démarche en faveur de la biodiversité locale.

> Lire le texte complet    > Qu’est-ce qu’une plante messicole ?

Le foncier forestier communal, sujet de formation pour élus tarnais et occitans

Mercredi 12 juin 2019, un stage de formation organisé par la COFOR, les Collectivités forestières d’Occitanie et les Associations des collectivités forestières du département du Tarn, s’est déroulé à la mairie de Brassac.

Invités, les élus et représentants des collectivités d’Occitanie ont été accueillis par Serge Cazals, président des collectivités forestières du Tarn. Marie Lequiem a présenté le territoire, livrant notamment quelques chiffres intéressants concernant le domaine forestier et la filière bois du Tarn : la forêt représente 31% de la surface départementale, soit 179 000 ha, 15% des forêts sont publiques, il existe 1 413 entreprises allant de la production à la commercialisation employant 2 502 salariés. Le volume mobilisé en forêt publique est de 54 000 m³ en domanial pour 46 000 m³ en communal et la recette de la forêt communale se situe à plus de 1 million d’Euros. Également intéressant à savoir : 350 m³ de bois d’œuvre mobilisés représentent un emploi créé ou maintenu. Pour sa part, Samuel Pont a éclairé les participants sur le rôle de l’élu vis-à-vis de la forêt et de la filière bois.

L’objectif de cette formation, à laquelle les services de l’État (DDT) et l’ONF étaient représentés, a été d’informer les élus sur le foncier et sur leur rôle dans ce domaine, de faire un focus sur le foncier forestier communal et de traiter le foncier « atypique » comme les biens vacants et sans maître. Et plus encore avec le droit de préférence, le droit de préemption, les ENS (espaces naturels sensibles) et un panorama des démarches de réorganisation foncière.

En conclusion de la phase théorique de la formation, un covoiturage a été organisé afin d’effectuer une visite sur le terrain, en lien avec le sujet abordé. au sein de la forêt communale Montéliote, les participants ont été accueillis par Pierre Escande, maire de Lamontélarié, commune qui a fait de la protection de l’environnement et de la préservation de la biodiversité ses objectifs prioritaires. Ils ont pu, notamment, arpenter des biens présumés vacants et sans maître.

 

Lamontélarié. Formaton élus au foncier forestier

Pour le meilleur débit de l’Agoût, une nouvelle turbine au barrage de La Raviège

Le 14 mai 2019, élus et acteurs locaux ont été conviés par le groupement de production électrique d’EDF à l’inauguration d’une nouvelle turbine installée au barrage de La Raviège. Philippe Baudière, adjoint au maire, a représenté la commune.

Baptisée Turbinator, cette nouvelle turbine permet de produire du courant électrique avec l’utilisation de faibles débits d’eau. Cela s’appelle un débit réservé, soit la multiplication par dix (imposée par une loi datée de 2014) du volume minimum d’eau circulant en continu dans l’Agoût. La préservation d’un écoulement de 120 litres/seconde devrait permettre de participer à la sauvegarde de la biodiversité dans la rivière ainsi que sur ses berges.

Inventée par une société norvégienne, la nouvelle turbine de La Raviège est le premier exemplaire du type Terminator à être installé en France, selon le choix d’EDF. D’une puissance d’environ 250Kw, elle devrait également permettre une augmentation non négligeable de la capacité de production du barrage de La Raviège actuellement de 4 Mw.

L’installation d’une deuxième turbine de type Terminator doit prochainement débuter à Luzières, également sur le cours de l’Agoût. L’Histoire voudra bien retenir que le premier exemplaire de ce nouveau type de turbine aura été installée sur le territoire de la commune de Lamontélarié.

 

Remise des parkas de l’excellence environnementale

> C’est à voir et à lire ici

La belle leçon d’équilibre naturel du CPIE du Haut Languedoc

Dans le cadre de l’accompagnement des communes et des particuliers vers le zéro pesticide sur le territoire de PEPS’S, le CPIE du Haut Languedoc a animé le 12 juillet 2018, à Lamontélarié, une journée dédiée aux alternatives aux pesticides auprès des habitants et vacanciers.

Au programme de la matinée, un atelier “cuisine des plantes sauvages” animé par François où l’on a appris à reconnaitre les plantes comestibles pouvant être cueillies autour de chez soi. Celles qu’on qualifie souvent de « mauvaises herbes » ont souvent des propriétés et saveurs méconnues… Un atelier clôturé par une dégustation gourmande et conviviale.

En après-midi, le CPIE a proposé d’échanger autour des traitements naturels applicables dans le jardin : paillage, compost, purins, savon noir…. Des pratiques écologiques respectueuses de l’environnement et de notre santé.

Une biodiversité importante est la clé d’un bon équilibre au jardin. En effet, la bonne santé d’un jardin dépend de nombreux facteurs générant un équilibre indispensable à l’interactivité entre les plantes et les animaux. Cette diversité biologique aide le jardinier à lutter de façon naturelle contre les parasites et les maladies. Pour instaurer un tel équilibre, on peut attirer les auxiliaires du jardinier en leur créant des aménagements spécifiques, comme, par exemple, des hôtels à insectes.

Durant cet après-midi, les “courageux” participants ont assemblé et installé un gîte à insectes près du plan d’eau puis construit un abri à pipistrelles (des chauves-souris qui apprécient les gîtes anthropiques comme les greniers, volets, fissures dans les murs…).

Sait-on que le guano de chauves-souris est un puissant engrais utilisable au jardin et au potager ?

Sitôt construit, l’abri à pipistrelles a été installé à l’entrée de la salle polyvalente. Il sera bientôt (on l’espère) occupé par ces chauve-souris venant au-dessus du plan d’eau se nourrir de moustiques et fournir du “chirosate” (néologisme inventé en opposition au glyphosate), ce guano performant…

Infos CPIE du Haut Languedoc  www.cpiehl.org  tel 04 67 97 51 16

photos PE

Juin 2018 : Installation d’un nouveau rucher et pédagogie sur l’abeille

La commune de Lamontélarié a installé des ruches sur la bordure immédiate du village. C’est Patrick, agent de la Communauté de Communes qui, toujours avec l’amabilité qui le distingue, les a livrées le jeudi 7 juin à 9 heures du matin et qui a aidé à leur mise en place.

Pourquoi les abeilles sont-elles importantes aux yeux des élus de la commune ?

Tous les jours, on mange des fruits et des légumes : des tomates, des haricots, des pommes, des cerises… Comment sont produits ces fruits et ces légumes ? C’est en partie grâce aux abeilles que l’on peut en manger. Les abeilles servent à produire du miel, c’est bien! Mais elles ont une mission encore plus importante : la pollinisation qui permet aux plantes de se reproduire. Plus précisément, elles contribuent à la reproduction sexuée, donc à la survie et à l’évolution de plus de 80% des espèces de plantes à fleurs. Quel magnifique rôle dans la biodiversité !

Notre rucher est composé de 3 ruches. Chacune peut accueillir 20 000 à 90 000 abeilles, qui butinent et pollinisent dans un rayon de 3 km. Elles peuvent ramener à la ruche le nectar et le pollen de plus de 225 000 fleurs.

Voici quelques chiffres :

– une abeille pèse de 80 à 100 mg et peut porter jusqu’à 70 mg de nectar.

– La reine pond jusqu’à 2000 œufs par jour, 130 000 par an et 500 000 dans sa vie.

– L’abeille vit en moyenne 20 à 35 jours.

– En une journée, une colonie de 40 000 abeilles, dont 30 000 butineuses visitent 21 millions de fleurs, soit 700 fleurs par abeille.

– Une butineuse récolte 40 mg de nectar, ce qui donnera 10 mg de miel et 20 mg de pollen.

– Pour l’aider, elle est dotée de 5 yeux, 3 yeux simples et 2 yeux composés de 6900 petits yeux élémentaires.

– Il lui faudra 800 000 à 4 millions de voyages pour obtenir 10 kg de miel tout en faisant 200 battements d’ailes par seconde à une vitesse de pointe de 50 km/h.

Mais l’abeille est en danger et chacun d’entre nous le sait : les pesticides, les acariens dont le Varroa, ce « vampire de l’abeille » arrivé en Europe dans les années 1970, la Loque américaine et européenne, toutes deux maladies contagieuses, la Nosémose, l’Acariose, les mycoses, la fausse teigne, les virus et autres prédateurs tels que le frelon asiatique, certains oiseaux, les reptiles, le blaireau et autre bouleversement climatique …

En installant nos ruches au plus près de nos villages et de ses habitants, on intègre l’abeille dans notre espace, on la protège, on la rapproche de nos vies afin de sensibiliser les citoyens à cet enjeu fondamental pour notre environnement.

En outre, par cette démarche, nous pensons être cohérents et en parfaite harmonie avec tous les engagements que nous avons pris ces dernières années, notamment avec les pratiques de notre commune : l’abandon de tout produit phytosanitaire sur les espaces verts communaux.

Mais chacun peut contribuer à la vie de nos ruchers, le communal mais aussi les ruchers particuliers, car quelques-uns sont répartis sur notre commune et déjà en place depuis longtemps. Tout d’abord, il existe des méthodes alternatives, des produits naturels efficaces de façon à traiter les plantes sans nuire aux insectes. Mais le plus simple, c’est encore de bannir tous les produits phytosanitaires de nos armoires et donc de notre jardin. En plus de faire de réelles économies, vous agirez pour la protection de nos ressources en eau et donc de notre santé, et bien sûr, les abeilles s’en porteront beaucoup mieux.

Néanmoins et bien évidemment, devenir apiculteur ne s’invente pas, et c’est pour cela qu’un “référent apicole” en la personne de Michel Calas, aidé par son fils Laurent, consacrera un peu de son temps à notre rucher. Merci à eux deux.

Et attention, cela peut vous piquer vous aussi et devenir une passion !

Septembre 2018 : La première récolte de miel

Branle-bas le 7 septembre 2018 : Le rucher communal est prêt à déverser la manne d’e sa première récolte de miel… Un bel après-midi pour une belle action… Eliane, Michel, Laurent et Pierre ont été aux premières loges pour assister à ce miracle de la vie et participer à diverses manipulations.

Maintenant, le premier miel des abeilles montéliotes mature. Il sera ensuite mis en pots. Et, dans quelques mois, les habitant(e)s dégusteront le produit, bénéficiant ainsi de bienfaits tout ce qu’il y a de plus naturels.

Personne n’a été piqué au cours des manipulations de la ruche montéliote. Les abeilles et les humains savent s’entendre quand leurs conditions d’existence sont liées par les mêmes intérêts.


Lamontélarié. Environnement. Objectif 0 phytoLabels Terre saine et Zéro phyto

Lamontélarié, championne de la protection de l’environnement

Jeudi 7 décembre, lors d’une journée estivale à Gruissan dans l’Aude, la FREUDON (Fédération régionale de défense contre les organismes nuisibles)  a remis à 139 collectivités de la Région le label « Objectif Zéro Phyto », récompensant les actions de celles-ci pour réduire ou supprimer l’usage de produits phytosanitaires dans le traitement de leurs espaces publics.

La commune de Lamontélarié a pu s’appuyer sur la compétence des techniciens du CPIE du Haut Languedoc, Aurélie en tête, afin de concrétiser ce travail. Visant l’exemplarité, les agents et les élus  se sont mobilisés autour de cet objectif afin d’être labélisé « Terre Saine ». Le second volet de cet engagement de la commune consiste en une sensibilisation auprès des jardiniers particuliers, ainsi que la recherche d’appuis techniques pour des solutions alternatives aux pesticides ou techniques de diminution des usages à l’attention des agriculteurs.

Lors de cette cérémonie, la FREDON a remis aux lauréats un panneau portant la mention « Zérophyto » qui peut comporter une, deux, trois grenouilles, ou fin du fin, un papillon pour récompenser le niveau d’engagement maximum de la municipalité en la matière. La commune de Lamontélarié est, quant à elle, sur le bon chemin ayant obtenu un panneau avec trois grenouilles. Rendez-vous est pris en 2018 pour gagner un papillon.

Deuxième prix au Concours des Villes et Villages fleuris

La récompense des efforts montéliots d’embellissement et de protection

 

La commune de Lamontélarié a encore été présente cette année lors de la remise des prix du concours départemental des villes et villages fleuris qui s’est récemment déroulée à Albi, dans les locaux du Conseil départemental du Tarn. Eliane Gerstenmaïer, adjointe au maire, et Chantal Guillot, conseillère municipale, ont représenté notre commune en présence de Christophe Ramon, président du Conseil départemental du Tarn.

Et Lamontélarié a gagné le 2e prix dans la catégorie des communes de moins de 250 habitants !

Il est bon de rappeler que la commune de Lamontélarié se porte candidate à ce concours depuis 2014, année où elle a obtenu le 2e prix ainsi qu’en 2015. En 2016, elle a emporté le 3e prix et un prix spécial « Végétalisation des Cimetières ».

Dans la même veine de l’embellissement et de la protection du territoire, le conseil municipal a décidé, le 30 septembre 2016, d’adhérer à la charte régionale « Zéro Phyto ». Influencée par la Directive européenne Cadre sur l’Eau, par le plan Ecophyto issu du Grenelle de l’Environnement et par la loi Labbé du 6 février 2014, cette charte a pour objectif d’accompagner les collectivités à protéger la santé publique et l’environnement en réduisant puis en supprimant l’utilisation des pesticides.

Dans ce contexte, la FREDON, une fédération investie dans la gestion environnementale des espaces verts, met ses compétences au service des collectivités locales pour les accompagner dans l’évolution de leurs pratiques.

Partie prenante de la démarche, Lamontélarié est la seule commune représentant le département du Tarn en compagnie, sur le secteur géographique, de 45 communes audoises, 17 gardoises, 49 héraultaises, 1 lozérienne, 25 des Pyrénées-Orientales et 1 communauté de communes. La visite du jury s’est déroulée le 7 septembre dernier, organisée en deux phases : un temps d’échanges en salle puis un temps plus technique avec la visite des installations de stockage de produits et celle d’un site au choix de la commune. Celui-ci a été le cimetière, récemment végétalisé. Une fois l’acte d’engagement signé et le niveau validé par le jury, rendez-vous est pris pour le 7 décembre prochain à Gruissan où seront remis les prix de la Charte régionale. Lamontélarié obtiendra-t-elle un label ? C’est à suivre…

Sensibiliser pour mieux protéger

Deux brochures permettant de s’informer sur des actions d’entretien et de protection conduites dans la commune de Lamontélarié sont disponibles en téléchargement. Pour les lire et/ou les imprimer, cliquer sur leurs photos respectives ci-contre.

Exemple de respect environnemental : le cimetière communal

L’attachement des Montéliots à leur village s’est traduit par une évolution spectaculaire de l’entretien du cimetière communal dans le cadre de l’opération “zéro phyto” engagée par la Mairie et le CPIE du Haut Languedoc.

L’utilisation d’herbicides pour nettoyer les allées et les abords des sépultures étant abandonnée, une action inverse a été mise en œuvre. À savoir l’enherbement global du cimetière. Fraîcheur et propreté en résultent.

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Un abri pour insectes

Quand une poignée de Montéliots se dévouent, s’organisent et travaillent pour édifier un abri pour insectes.


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La sagne des Baysses

Quand la protection et l’entretien d’un site vital se jouent sur le long terme

Sur son territoire, la commune de Lamontélarié possède plusieurs belles sagnes. Elle est propriétaire de l’une d’entre elles, la sagne des Baysses, située au cœur de la forêt communale gérée par l’ONF. En 2009, le réseau SAGNE a accompagné la commune pour trouver une solution de gestion de cette tourbière abandonnée depuis plusieurs décennies, progressivement envahie par une folle végétation.

Première étape : Afin de trouver une taille de gestion cohérente de ce site, il a fallu contacter les propriétaires limitrophes pour obtenir leur accord avant de constituer un lot de gestion suffisamment important susceptible d’intéresser un agriculteur voisin.

Deuxième étape : Trouver un éleveur volontaire pour y faire pâturer ses vaches de façon à réouvrir le site envahi par la molinie et les saules. Agriculteur dans la commune, M. Azaïs s’est porté volontaire, réalisant une première expérience de pâturage au cours de l’été 2011. Le comportement de quelques bovins de réforme a été observé, l’ONF, gestionnaire de la forêt entourant la sagne, ayant facilité l’action de l’éleveur.

L’expérience étant positivement concluante, la commune a décidé d’aller plus avant et de conduire un projet plus ambitieux pour la sagne des Baysses. D’abord équiper l’endroit d’une clôture fixe favorisant un pâturage régulier. Ensuite, aménager une boucle de randonnée autour du site en permettant aux promeneurs de s’en approcher pour en découvrir les richesses préservées.

La sagne des Baysses a l’avantage d’être située à proximité d’une boucle de randonnée très prisée, La Montéliote, reconnue d’intérêt départemental. Le rajout d’un tronçon d’itinéraire, à partir du sentier déjà balisé, renforce l’intérêt de celui-ci. Dans l’avenir, l’installation d’un ponton permettant de s’aventurer au cœur de la sagne pour découvrir sa flore spécifique, est envisagée.

 L’intérêt d’une telle expérience réside dans le fait qu’elle a permis de mesurer le temps de maturité d’un projet ainsi que le niveau d’implication des acteurs locaux. De l’intention de départ au résultat, il aura fallu plusieurs

années tant il est important de permettre à ces mêmes acteurs de s’approprier la thématique “zones humides”, de la partager avec les habitants, les propriétaires, pour ensuite vouloir l’ouvrir au plus grand nombre de ceux et de celles qui viennent visiter et découvrir la montagne.

Défendre les zones humides, les aider à survivre : une nécessité

Marais, marécages, sagnes, tourbières, mares, prairies humides, sont les refuges privilégiés des batraciens, vertébrés ayant besoin d’espace de terre ferme, et pour se reproduire et pondre leurs œufs, de la présence d’eau. Vivants dans ces milieux hostiles que sont les zones humides, ils en ont endossés les oripeaux maléfiques. Dragons des marécages, les batraciens portent, comme ces zones humides, la marque démoniaque qui suscite chez le non-initié réflexe de peur et de dégout dans la civilisation occidentale.

“Dans la sagne, si j’y perds ma botte, est-ce que je ne pourrais pas y perdre mon âme? Et ces animaux qui y grouillent, n’en sont-ils pas des gardiens inquiétants, vouivres redoutables ?” Contes et légendes fourmillent de ce genre de personnages à la peau lisse ou verruqueuse, mi-serpent mi-homme, dotés de pouvoirs maléfiques, gardiens d’espaces angoissants.

Les batraciens font lourdement les frais d’une telle mauvaise image. Au point qu’ils constituent actuellement le groupe de vertébrés le plus menacé sur la planète. Le sort  de ce groupe est subordonné à celui des zones humides, habitat essentiel pour sa survie. Plus l’homme modifie les espaces, assèche les zones humides et perturbe les écoulements d’eau, plus il fragilise l’habitat des batraciens qui ne trouvent plus d’espaces de vie. On étudie d’ailleurs très souvent les batraciens pour qualifier la richesse écologique d’un espace. Leur présence est indicatrice de la qualité du milieu.

Sagnes et batraciens nous interrogent sur la place que notre civilisation accorde à ce qui est étrange et différent. Preuve en est que la biodiversité est bien le creuset de questions à la fois scientifiques et éminemment sociales.

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L'environnement en images

Lamontélarié vivant au mitant de la nature, contempler celle-ci dans ses diversités physiques, saisonnières et colorées (vallons, forêts, ruisseaux, rivière, lac, village…) est le privilège quotidien des Montéliots. Résidents secondaires et vacanciers s’en délectent, qui, quand ils doivent encore demeurer dans les agglomérations, subissent à longueur d’années les contraintes de la vie citadine. Ces images leur sont offertes.

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